[Mise en garde : mode « Grrrr » activé !]

Vous le savez, ce métier d’écrivain public que j’aime passionnément est riche de nombreuses facettes : accompagnement de particuliers, transcription, et bien évidemment, rédaction.

Petit rappel du passé…

En 1998 (merci de ne pas relever…), j’ai eu la chance de pouvoir rédiger un guide touristique sur mon département. Bien que saisie dans l’urgence et disposant d’un temps assez réduit, l’expérience fut belle et enrichissante : recherches et confirmations d’informations, visites sur place, découvertes de jolis endroits parfois improbables et de professionnels passionnés, rédaction d’avis, etc.

Vraiment, ce travail m’a beaucoup plu, qui allie organisation pointue, écriture, indépendance et autonomie, toutes choses que je recherche dans mon activité. Il va sans dire que j’ai été rémunérée correctement pour ce travail, selon le dicton bien connu (ou qui devrait l’être…) « Tout travail mérite salaire ».

Présent…

Il y a quelque temps, suite à une annonce découverte par hasard sur Facebook, j’ai décidé de postuler à nouveau pour la rédaction d’un nouveau guide touristique. Quelques semaines plus tard, c’est à un site de voyage très connu sur la toile que j’ai proposé une collaboration. Cependant, après différents mails, entretiens téléphoniques, recherches sur internet…

Horreur, malheur, stupéfaction ! J’ai dû me résoudre à accepter le fait que de nombreuses entreprises très bien implantées aient l’air de penser qu’une rédactrice (ou un rédacteur, il va sans dire !) ne méritait pas une rémunération à hauteur de la tâche ! Et croyez-moi, je n’exagère pas !

Rédactrice : un « vrai » métier !

Il semblerait donc que ce métier n’en soit pas un… Mais dans l’esprit des recruteurs, plutôt un hobby, ou un passe-temps pour qui n’a rien de mieux à faire… Et là, j’avoue, j’ai vu rouge !

Ecrire un texte, c’est d’abord s’informer sur le sujet, trouver un bon angle d’attaque, se conformer à une ligne éditoriale précise, relire, améliorer, corriger, être capable de se remettre en question. Tout cela prend du temps, beaucoup de temps, qu’il me semble juste de devoir être rétribué par quelque paiement honorable.

Parce que oui, c’est un vrai métier qui ne s’improvise pas et dans lequel l’expérience compte.

Alors, mesdames et messieurs les recruteurs, s’il vous plaît, laissez-nous la chance de pouvoir l’exercer de façon digne et respectueuse !