La promesse de la 4ème de couverture

 

« Paul est étudiant le jour, veilleur dans un hôtel la nuit. Seules les allées et venues de l’énigmatique Amélia, riche héritière qui y occupe une chambre à l’année, viennent rompre la monotonie de son service. Fasciné par les mystères qui l’entourent, Paul tombe fou amoureux. Ils s’aiment passionnément. Jusqu’au jour où Amélia part subitement pour Sarajevo, à la recherche de sa mère disparue. »

 

 

Cela fait un moment que j’ai terminé la lecture de ce roman, mais je repoussais sans cesse le moment de rédiger ma chronique…

 

Extrait

« … Quand la portière s’ouvrit, s’entrouvrit, il crut qu’il n’y survivrait pas, il sut qu’il ne pourrait jamais voir ce qui allait sortir de la voiture et serait et ne serait pas son Amélia Dehr, qui serait un autre état d’Amélia Dehr ; et il sut aussi qu’il ne pourrait jamais détourner les yeux et qu’ainsi il n’avait d’autre choix que de voir et ne pas voir à la fois… »

 

Mon avis

Dès les premières pages, je m’agace, je soupire, les mots « prétentieux », « artificiel », « lourd » et bien d’autres me viennent à l’esprit. Les phrases s’étirent en longueur, nulle fluidité, un parti-pris stylistique comme si l’auteure écrivait pour écrire, des adjectifs qui se superposent tel un millefeuille…Impossible de m’attacher aux personnages, j’ai la curieuse sensation de me regarder moi-même en train de faire l’effort de lire… À moins que je ne sois pas moi-même et que je ne sois pas en train de lire…

Je ne vais pas en écrire davantage – vous aurez compris que je n’ai pas été sensible à l’écriture de Jakuta Alikavazovic, pourtant Révélation Française 2017 du magazine Lire, encensée par Télérama et Le Figaro… Il en faut pour tous les goûts !