Chose promise, chose due – voici la chronique de ma première lecture pour le PMR POINTS 2019.

 

La promesse de la 4ème de couverture

 

« Décembre 1916. Dans la pénombre d’un escalier, Jeanne Hébuterne tombe amoureuse d’Amedeo Modigliani. Elle peint modestement, lui est un artiste maudit. Elle vit encore dans le cocon familial, il mène une existence dissolue entre son atelier, les cafés parisiens et les prostituées. Elle abandonne tout pour le suivre. La passion les emporte. Incandescente, destructrice. Jusqu’à la folie… »

 

 

Olivia Elkaim a choisi de nous conter l’histoire assez peu connue de la dernière muse du génial peintre Modigliani, choisissant le genre littéraire du journal intime, par la voix de Jeanne Hébuterne. La jeune fille, qui étudie la peinture à l’Académie Colarossi, y croise un jour Modligliani dont un galeriste prépare la première exposition. Frappé par sa beauté, le peintre lui demande de poser pour lui. C’est le début d’une relation amoureuse houleuse dans laquelle Jeanne s’engage toute entière avec courage et innocence, abdiquant petit à petit sa dignité, sa santé, et même sa vie.

Dans le récit de Jeanne, figure un troisième personnage très important, Albert, son frère aîné parti à la guerre, également peintre, bigot, dépourvu cependant de la moindre compassion à l’égard de sa sœur…

 

À un moment, j’imaginais l’héroïne, Amedeo sur l’épaule gauche figurant le Mal et la Tentation, André sur l’épaule droite, garant du Bien et de la Morale… Vision assez manichéenne des choix possibles pour une femme vivant au début du 20ème siècle…

 

Mon avis 

 

Tout l’intérêt de ce livre à mes yeux réside à la fois dans l’évocation précise et vivante du milieu artistique parisien pendant la première Guerre mondiale – nous croisons Soutine, Foujita, mais aussi Cocteau, Picasso et bien d’autres à la Rotonde – et de celle de la condition féminine peu enviable de l’époque.

Grâce à lui, j’ai eu envie d’en savoir plus sur Jeanne Hébuterne en tant que peintre – dont j’ai pu découvrir quelques œuvres sur le net, noyées parmi les innombrables et magnifiques portraits d’elle peints par Modigliani.

En résumé, si personnellement, je suis restée simple spectatrice de l’histoire de Jeanne et Amedeo, sans me sentir « transportée » par le récit, il n’en reste pas moins que « Je suis Jeanne Hébuterne » est un bon livre, intéressant et bien écrit 😉